Conférenciers et conteurs

 

Donatienne Blanjean
Laurence Watillon
Jacques-Yves Hespel

 

Actualité

250 oeuvres pour refaire l'histoire de l'art : arts modernes et contemporains

Millet, Monet, Van Gogh, Gauguin, Picasso, Magritte, Warhol, Klein, Beuys, Appel, Kapoor, … Certains noms vous attirent sans doute, d’autre moins, certains vous sont peut-être aussi inconnus. Les arts modernes et contemporains sont parfois très agréables, mais ils sont aussi souvent difficiles à saisir.  Pourtant ils reflètent au mieux le monde dans lequel nous vivons. Ce cycle de conférences parcourra les XIXe, XXe et XXIe siècles jusqu’à aujourd’hui dans le but de vous donner les clés de lecture pour aller à la rencontre de ce langage artistique qui bien souvent nous invite avec intelligence, finesse, humour ou provocation à nous questionner sur le monde dans lequel nous vivons.

Cette histoire de l’art veut être ouverte à tous, aux novices qui aimeraient juste mettre en place quelques points de repère pour mieux appréhender le monde de l’art, comme aux plus expérimentés qui désirent poser un regard neuf sur les connaissances dont ils disposent. Car c’est sans doute en pétrissant son savoir, en le malaxant encore et encore que l’on obtient la meilleure pâte, de celles qui permettent de déguster avec délice le monde de l’art qui nous entoure.

8 séances

Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle

Depuis des siècles, une foule innombrable d'hommes, de femmes prennent leur besace, leur bourdon, abandonnant famille, amis, métier pour s'engager sur le chemin des étoiles. Par quoi sont-ils poussés : la Foi, la pénitence, la quête de soi, une obligation, ou une profession... ? Autant de motifs de se mettre en route. Aujourd'hui encore des hommes arrivent de tous les coins de l'Europe et d'ailleurs, à pieds, en vélo ou à cheval. Certains commencent pour le sport ou pour le tourisme, mais tous arrivent transformés. L'apôtre Jacques interpelle ceux qui cheminent vers lui. Au long du chemin, quantité d'objets, d'architectures, humbles ou grandioses, témoignent du sentiment des hommes de participer à ce flux qui coule vers le bout du monde. On n'y parvient qu'au terme d'un long effort qui, pas à pas, grignote l'espace séparant le pèlerin de son but. Le séminaire vous proposera de refaire ce chemin, de rencontrer les sens d'un tel voyage, d'en suivre l'histoire, de découvrir l'art qui le jalonne.

7 séances

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Bruxelles gothique

L’époque gothique constitue un moment de basculement des pouvoirs, car on passe de la féodalité vers une certaine « démocratie », mais c’est aussi un temps de basculement économique menant d’une économie rurale vers un développement du commerce, un chamboulement social avec l’émergence de la bourgeoisie et d’artisans libres au sein des villes, et un moment d’évolution religieuse quand la foi se fait plus populaire et que la ferveur augmente.
Le théâtre privilégié de toutes ces transformations est la ville gothique. Et celle de Bruxelles garde au sein de son patrimoine les signes de ce grand changement de société. L’hôtel de ville, les anciennes halles (maintenant détruites), les églises, quelques demeures et les enceintes sont autant de témoins qui créent dans la cité moderne, comme un jeu de piste à la recherche de notre histoire. C’est en suivant le fil des témoins architecturaux que nous tenterons de faire revivre, pour un moment, ce temps d’apogée de la ville de Bruxelles.

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Art nouveau, art déco et modernisme, la révolution de l'entre-deux-guerres
De 1890 à 1940, l’architecture belge apparaît en pleine lumière sur la scène de l’avant-garde internationale. Elle connaît de grands moments de gloire avec des artistes d’envergure tels Horta, Van de Velde, Bourgeois, Hoste et les autres. Art nouveau, art déco et modernisme ont tous trois l’ambition de créer des oeuvres d’art total. L’attention des architectes se porte autant sur le plan et l’élévation, que sur la décoration ou le mobilier. Leur ambition est de créer des édifices qui améliorent par leurs qualités le mode de vie des habitants ou des utilisateurs. Chaque époque use cependant d’un vocabulaire qui lui est propre : la nature pour l’art nouveau, une géométrisation des formes pour l’art déco ou le dépouillement pour le modernisme. Mais au-delà de la diversité des formes, c’est toujours une modernité que ces architectes veulent atteindre. C’est afin de mieux comprendre les continuités et les ruptures dont témoigne cette époque foisonnante que nous développons ce cycle de conférences.
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Albert et Isabelle, le Baroque des Pays-Bas méridionaux

Après l'abandon en 1598 par Philippe II de la souveraineté des pays-Bas à sa fille Isabelle et à son neveu, s'amorce dans nos régions une période de paix propice à l'éclosion des arts. Les souverains s'entourent d'artistes de haut niveau, tels Cobergher, Francart, Rubens, Brueghel l'Ancien, mais aussi d'humanistes. Le baroque flamand prend naissance à cette époque, réadaptant les innovations italiennes à la sensibilité de notre pays afin de créer une synthèse originale dans les arts. Au cours de la conférence, histoire, architecture, peinture et sculpture sont évoquées afin de mieux comprendre cet univers de verve, de dynamisme, d'inventivité et de faste que constitue le Baroque

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Le XXe siècle et l'art de l'exposition

Depuis la fin du XIXe siècle, l’art a connu de profonds bouleversements et les expositions chargées de lui servir de passerelle vers le public se sont également profondément transformées. Alors que ces dernières devaient jadis

servir à former le goût, elles sont plus souvent devenues un instrument d’analyse sociale avec pour finalité de pousser le public à une prise de conscience.   

Depuis l’exposition des refusés de 1863 qui fit craquer le carcan des conventions académiques, en passant par les expositions-manifestes des dadaïstes ou des surréalistes, jusqu’aux « Living sculpture » de Gilbert & Georges ou à l’exposition « Chambre d’amis » de Jan Hoet à Gand en 1986, nous parcourrons l’évolution de l’art de l’exposition au cours du XXe siècle pour mieux connaître certains de ses enjeux et tenter de comprendre ce que K. Hegewisch veut dire lorsqu’elle écrit qu’aujourd’hui encore « Le musée et l’exposition se superposent à l’art comme une cloche de verre ».

 

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L'Europe des palais

Les XVIIe et XVIIIe s. constituent le temps de montée des pouvoirs absolutistes en Europe. Les palais royaux en sont la manifestation matérielle la plus grandiose. Ainsi, le XVIIe s. évolue depuis le palazzo italien, fermé autour de sa cour intérieure, jusqu’au gigantesque palais royal de Versailles centré sur la chambre du roi. Puissance, dynamisme, faste et extension caractérisent ce dernier afin d’exprimer la souveraineté absolue du Roi-Soleil. Au XVIIIe s., les cours d’Allemagne et d’Europe centrale reprennent ce modèle pour le faire évoluer. Elles le compliquent, le raffinent, le surchargent ou le simplifient et donnent naissance à un ensemble de chefs d’oeuvre qui respirent aujourd’hui encore l’atmosphère d’une époque mêlant jouissance, raffinement, fantaisie, sentiment et rationalité.  Mais c’est également durant le siècle des lumières que se profile une nouvelle mentalité préférant l’élégance et l’intimité à la représentativité. Ainsi les Grand et Petit Trianon remplacent Versailles dans le coeur des souverains français. Ils sont les derniers feux de cet univers de faste et de rêve, avant que la Révolution française et l’industrialisation ne fassent pénétrer l’Europe dans l’époque moderne.

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Des façades, des styles et des hommes

Combien d'entre nous marchent encore vraiment le nez en l'air dans les rues fréquemment arpentées de notre capitale, de Gand, de Bruges, ou d'ailleurs afin d'admirer autre chose que les monuments célèbres et fastueux. Et pourtant, les façades de nos demeures bourgeoises réservent souvent de superbes parties de plaisir. Les styles s'y mélangent, un conservatisme marqué peut côtoyer des touches d'avant-gardisme osé. La condition sociale du possédant s'étale aux yeux de tous, voulant évoquer le respect, l'admiration, l'humilité, ou l'histoire. Toute la sensibilité d'un peuple s'y inscrit.
Je vous propose de reprendre plaisir à flâner dans nos rues, ayant les arguments pour lire cet imbroglio d'informations. Nous partirons donc à la découverte de la façon de construire les cités, les maisons, avec comme point central les façades depuis l'architecture en bois du Moyen-Age jusqu'à la révolution moderne de l'Art Nouveau. Nous retrouverons aussi bien le faste de notre Grand-Place nationale que de petites impasses moins chatoyantes et plus méconnues. Cela nous donnera également l'occasion de réaliser quelques excursions au centre de ces lieux que nous pensons si bien connaître.

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La Belgique des châteaux, de la forteresse à la demeure de plaisance

Quelques 3.000 châteaux de tous types habillent la Belgique de leur prestige. Leur typologie va de la tour fortifiée rudimentaire au palais somptueusement décoré de l’époque baroque. Découvrir une partie de ce patrimoine nous permet de retracer l’histoire militaire, sociale et artistique de nos régions depuis le Moyen-âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Grâce à l’analyse des témoins architecturaux et des documents iconographiques, nous découvrons leur implantation stratégique, leur organisation défensive, leur aspect artistique, ainsi que le mode de vie des hommes privilégiés qui les ont habités.
Plongeant dans ce patrimoine qui fait rêver, nous pouvons accéder à tout un aspect de notre histoire, mais nous pouvons aussi mieux percevoir la relation au monde que nos contrées ont entretenue au cours des siècles.

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Un XIXe s éclectique

Au cours du XIXe s, la révolution industrielle amène une transformation profonde du paysage urbain. Les villes éclatent au risque de devenir chaotiques, elles montrent de nouveaux besoins en matière d’hygiène, d’équipement, de transports. L’espace des rues se transforme. Face à cette mutation profonde, de nombreux architectes replongent dans les racines du passé architectural afin de conserver des points de repère au sein de la modernité. Ils créent alors des bâtiments néo-gothiques, néo-classiques, néo-baroques ... éclectiques. Mais ces créations se trouvent confrontées aux nouveaux programmes de construction et il faut trouver des interprétations originales des styles anciens. Ainsi remarque-t’on que loin de se limiter à être un art pastiche, l’architecture du XIXe s, trop souvent méprisée, fait preuve d’une profonde originalité. Elle réinvente les formes traditionnelles en fonction des nouveaux matériaux et des nouvelles techniques pour donner naissance à des édifices parfois aussi époustouflants que le palais de justice bruxellois.

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Art nouveau, art déco et modernisme, la révolution de l'entre-deux-guerres

De 1890 à 1940, l’architecture belge apparaît en pleine lumière sur la scène de l’avant-garde internationale. Elle connaît de grands moments de gloire avec des artistes d’envergure tels Horta, Van de Velde, Bourgeois, Hoste et les autres. Art nouveau, art déco et modernisme ont tous trois l’ambition de créer des oeuvres d’art total. L’attention des architectes se porte autant sur le plan et l’élévation, que sur la décoration ou le mobilier. Leur ambition est de créer des édifices qui améliorent par leurs qualités le mode de vie des habitants ou des utilisateurs. Chaque époque use cependant d’un vocabulaire qui lui est propre : la nature pour l’art nouveau, une géométrisation des formes pour l’art déco ou le dépouillement pour le modernisme. Mais au-delà de la diversité des formes, c’est toujours une modernité que ces architectes veulent atteindre. C’est afin de mieux comprendre les continuités et les ruptures dont témoigne cette époque foisonnante que nous développons ce cycle de conférences.

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Prague, de l'art à l'histoire

Fondée selon la légende au VIIe s. par Libuse - femme du premier roi Premyslide - la ville de Prague connaît plusieurs heures de gloire. Sa première apogée prend naissance au XIVe s. sous l’impulsion de Charles IV de Luxembourg. Considéré comme le père de la Bohême et devenu empereur du Saint-Empire germanique, ce roi fait de Prague sa capitale. Il la couvre de nouveaux édifices - dont le pont Charles est le plus célèbre témoin - et y fonde la première université d’Europe centrale en 1346. Viennent ensuite les temps troublés de la réforme hussite, mais Rodolphe II ramène un certain prestige au XVIe s. en introduisant la Renaissance dans la cité. C’est paradoxalement suite à la défaite de la Montagne Blanche (1621) - dans le cadre de la guerre de Trente ans - que la ville acquiert son opulent visage baroque sous la domination des Habsbourg d’Autriche. Eglises et palais envahissent alors la cité pour le plus grand plaisir des yeux. En réaction, le XIXe s., puis le début du XXe s., sont marqués par le réveil national tchèque. La langue s’affirme, la littérature fleurit, les études d’histoire se multiplient, mais la capitale se couvre surtout d’un original visage art nouvau, art déco et cubiste. Cette nouvelle éclosion prouve la créativité, le dynamisme d’un pays alors en plein épanouissement. Aujourd’hui encore, après la longue emprise communiste, Prague s’ouvre rapidement au monde. Les touristes y affluent certes, mais l’art intensément vivant y transpose aussi dans ses formes la joie d’une liberté retrouvée.

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La Renaissance du bronze d'art, de Florence à Rome

C’est au cours du XVe  dans le Nord de l’Italie – à Florence, puis Mantoue, Padoue et Venise – que naît chez les humanistes, le goût de collectionner les petites sculptures en bronze. Cette pratique plonge ses racines dans l’Antiquité et amène au redéploiement de la fonte du bronze chez les plus grands sculpteurs, comme Ghiberti, Donatello, Verrocchio, Cellini, Giambologna, … Créations originales, copies d’œuvres antiques ou formats réduits de sculptures célèbres, ces objets participent aussi par la finesse de leurs formes à la quête d’une beauté idéale que développe la pensée néo-platonicienne. Durant le XVIe siècle, la sensibilité maniériste vient ensuite toucher la production et l’amène au sommet de sa perfection ; cela avant que ne s’amorce un certain déclin à l’époque baroque. Durant le XVIIe siècle, le centre de création se déplace vers Rome et des œuvres plus monumentales remplacent les pièces d’échelle réduite. Une nouvelle ère artistique se dessine.

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Le chemin de St-Jacques, une quête du sacré

Pourquoi les hommes s’infligent-ils depuis des siècles l’épreuve de marcher des semaines durant vers les lieux sacrés de Compostelle et du finisterre galicien ? Serait-ce parce qu’aller en pèlerinage à Compostelle, c’est marcher vers le lieu de la chute du soleil, vers la fin des terres, vers le monde des morts, ou serait-ce pour renaître comme le soleil, quotidiennement, après le sommeil réparateur? Peut-être s’agit-il en effet de lier son destin humain au cours astral, de mourir et ressusciter avec lui. Dans cette perspective, le pèlerinage devient un reflet de la vie du chrétien de passage sur cette terre, de l’homme qui se bat contre les difficultés du chemin de la vie, et cherche son salut.
Par ailleurs, Nicolas Flamel, alchimiste de Paris, écrit au XIVe s le « Livre des figures hiéroglyphiques » dans lequel il raconte son voyage à Compostelle pour demander à saint Jacques aide et protection dans sa quête de la pierre philosophale. Il y établit une correspondance entre le travail de laboratoire alchimique visant à la transmutation de la matière et l’épreuve de la route menant à une transfiguration de l’homme et lui conférant l’immortalité. C’est afin d’ouvrir de nouvelles perspectives que nous tenterons au cours de la conférence de pénétrer au sein de certains sens symboliques, sacrés et spirituels du pèlerinage compostellan.

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Michel-Ange, puissant et sensible

Michel-Ange, architecte, sculpteur, peintre, dessinateur et même poète est un artiste complet. Il arrive à l’apogée d’une Renaissance qui par ses recherches scientifiques, philosophiques et artistiques, par son sens de la religion, de la liberté et de l’humanisme ouvre sur notre époque contemporaine. Comme artiste génial, il parvient à concevoir toute une nouvelle pensée de l’espace, de son ordre symbolique, de la vision du monde grâce à ses compétences multiples et à la force mentale dont il dispose pour les utiliser, manifestant ainsi dans son oeuvre la quête d’une époque. Mais par sa recherche de dépassement,  par sa volonté d’atteindre le pathétique, le démesuré il exprime aussi l’angoisse de l’individu face au problème de sa destinée et ce faisant, il anticipe sur le devenir de l’art. Un artiste incontournable donc, pour tout qui cherche à rencontrer un peu l’univers des Temps modernes.

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Le Bernin, maître du Baroque

Le Bernin est un artiste particulièrement prolifique et exemplaire du Baroque italien de la Contre-Réforme. Combinant architecture, peinture et sculpture, il met son génie au service de ses commanditaires religieux ou profanes et fait basculer la ville de Rome, mais aussi l’ensemble de l’Europe à sa suite, dans le grand théâtre du Baroque. Tous les arts opèrent simultanément pour une même fin : l’investissement passionné du spectateur en tant qu’enjeu et moteur de l’oeuvre. Ce maître incontesté du XVIIe s parvient même à dire en présence de Louis XIV « Qu’on ne me parle de rien qui soit petit », ... tout le programme de sa création.

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Rodin, l'artiste face à son époque

Rodin est l'artiste-phare d'une Troisième République qui se veut l'incarnation de la liberté et de la démocratie. Or, sa sculpture symboliste et naturaliste témoigne de la transposition en art de l'esprit de recherche et de méthode qui fait progresser les sciences et qui mène à la vérité au-delà des apparences. Sa production est reprise progressivement dans la politisation générale de cette société de fin de siècle. L'artiste devient le symbole du triomphe de la Vérité et de la Liberté. Et même si Rodin s'avère être d'une prudence caractérielle - puisque, doté d'une peur viscérale du scandale, il cherche toujours à se tenir éloigné de la politique - il ne peut éviter de se faire rattraper par les événements tels l'affaire Dreyfus. Rencontrer l'artiste et son oeuvre, découvrir l'époque au sein de laquelle il évolue; voici deux points majeurs que nous étudierons au cours de la conférence.

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Rodin face à ses maîtres, de Phidias à Michel-Ange

« Jeunes gens qui voulez être les officiants de la Beauté, peut-être vous plaira-t-il de trouver ici le résumé d’une longue expérience. Aimez dévotement les maîtres qui vous précédèrent. Inclinez-vous devant Phidias et devant Michel-Ange. Admirez la divine sérénité de l’un et la farouche angoisse de l’autre. L’admiration est un vin généreux pour les nobles esprits. Gardez-vous cependant d’imiter vos aînés. (…) Que la Nature soit votre unique déesse. »
Voici le message que Rodin, sculpteur génial de la fin du XIXe s, transmet aux générations futures. C’est effectivement en restant imprégné de la connaissance des Anciens, qu’il créé une oeuvre résolument novatrice et miroir de son époque. Confronter les chefs d’œuvre de l’Antiquité, de la Renaissance et du XIXe siècle devient dès lors un exercice particulièrement riche en plaisirs et en surprises. Cette démarche permet de mieux mettre en lumière les spécificités de chaque période, et de sentir comment le talent d’un artiste tel Rodin se construit au contact avec l’art, le monde et l’histoire. Etudier la production sculptée de l’artiste, le contexte dans lequel elle s’est développée, mais aussi les racines où elle a puisé son harmonie et sa force, tel est le propos de ce cycle de conférences.

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Horta et la bourgeoisie progressiste
Horta est sans aucun doute l’un des plus grands architectes modernes de notre pays. La conférence a t’elle pour objectif de tenter de réaliser une synthèse des innovations dont son architecture témoigne en termes de plans, d’élévation, de décoration, de mobilier, ainsi que de les resituer dans leur contexte culturel belge et étranger. Mais elle vise aussi à définir les contextes politiques et sociaux particuliers à l’époque Art Nouveau dans notre pays. Par ailleurs, l’oeuvre postérieure d’Horta, souvent moins connue, sera évoquée, afin de mieux percevoir les dimensions de continuité et d’évolution qu’elle recouvre et de rencontrer une autre facette de l’artiste. 

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Belgique romane

Après le IXe s, la féodalité se met en place, elle sert de cadre au déploiement du roman. L'architecture romane profite des acquis des générations antérieures (e.a. mérovingiennes et carolingiennes). Les monments sont variés, mais les liens d'Eglise, les routes commerciales et de pèlerinage, la circulation des artisans favorisent la diffusion des idées et des formes. C'est au travers des grands monuments civils et religieux et de leur décoration sculptée que nous découvrirons cette longue et riche période qui va des invasions à la naissance du gothique. Mais au-delà des témoins principaux dont le nombre est restreint et dont l'aspect a souvent été fortement transformé par les aménagements et les restaurations, nous nous attacherons également à tracer le dessin d'un cadre de vie quotidien, et à découvrir des constructions plus discrète au gré des sources iconographiques disponibles.

7 séances

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Michel-Ange et le Bernin, de la Renaissance au Baroque

Ces artistes, Michel-Ange et le Bernin, sont deux figures incontournables des Temps Modernes italiens. Architectes, sculpteurs, peintres, dessinateurs et même poètes, ils témoignent au travers de leurs vies et de leurs oeuvres d’une envergure qui nous permet de rencontrer l’histoire et la sensibilité gouvernant leurs époques respectives. De son côté, Michel-Ange arrive à l’apogée d’une Renaissance qui par ses recherches scientifiques, philosophiques et artistiques, par son sens de la religion, de la liberté et de l’humanisme ouvre sur notre époque contemporaine. Comme artiste génial, il parvient à concevoir toute une nouvelle pensée de l’espace, de son ordre symbolique, de la vision du monde grâce à ses compétences multiples et à la force mentale dont il dispose pour les utiliser, manifestant ainsi dans son oeuvre la quête d’une époque. Mais par sa recherche de dépassement,  par sa volonté d’atteindre le pathétique, le démesuré il exprime aussi l’angoisse de l’individu face au problème de sa destinée et ce faisant, il anticipe sur le devenir de l’art. Le Bernin est quant à lui un artiste particulièrement prolifique et exemplaire du baroque italien de la Contre-Réforme. Combinant architecture, peinture et sculpture, il met son génie au service de ses commanditaires religieux ou profanes et fait basculer la ville de Rome, mais aussi l’ensemble de l’Europe à sa suite, dans le grand théâtre du baroque. Tous les arts opèrent simultanément pour une même fin : l’investissement passionné du spectateur en tant qu’enjeu et moteur de l’oeuvre. Ce maître incontesté du XVIIe s parvient même à dire en présence de Louis XIV « Qu’on ne me parle de rien qui soit petit », ... tout le programme de sa création.

Le cycle de conférences permet de confronter pas à pas les oeuvres de ces deux génies afin de nous apprendre à mieux percevoir ce qui rassemble et différencie les fabuleux XVIe et XVIIe siècles italiens.

10 séances

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La Belgique des châteaux

Quelques 3.000 châteaux de tous types habillent la Belgique de leur prestige. Leur typologie va de la tour fortifiée rudimentaire au palais somptueusement décoré de l’époque baroque. Découvrir une partie de ce patrimoine nous permet de retracer l’histoire militaire, sociale et artistique de nos régions depuis le Moyen-âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Grâce à l’analyse des témoins architecturaux et des documents iconographiques, nous découvrons leur implantation stratégique, leur organisation défensive, leur aspect artistique, ainsi que le mode de vie des hommes privilégiés qui les ont habités.
Plongeant dans ce patrimoine qui fait rêver, nous pouvons accéder à tout un aspect de notre histoire, mais nous pouvons aussi mieux percevoir la relation au monde que nos contrées ont entretenue au cours des siècles.

9 séances

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Belgique et modernité : l'architecture des XIXe et XXe s

Au cours du XIXe s, la révolution industrielle amène une transformation profonde du paysage urbain. Les villes éclatent au risque de devenir chaotiques, elles montrent de nouveaux besoins en matière d’hygiène, d’équipement, de transports. L’espace des rues se transforme. Face à cette mutation profonde, de nombreux architectes replongent dans les racines du passé architectural afin de conserver des points de repère au sein de la modernité. Ils créent alors des bâtiments néo-gothiques, néo-classiques, néo-baroques ... éclectiques. Mais ces créations se trouvent confrontées aux nouveaux programmes de construction et il faut trouver des interprétations originales des styles anciens. Ainsi remarque-t’on que loin de se limiter à être un art pastiche, l’architecture du XIXe s, trop souvent méprisée, fait preuve d’une profonde originalité. Elle réinvente les formes traditionnelles en fonction des nouveaux matériaux et des nouvelles techniques pour donner naissance à des édifices parfois aussi époustouflants que le palais de justice bruxellois.

De 1890 à 1940, l’architecture belge apparaît en pleine lumière sur la scène de l’avant-garde internationale. Elle connaît de grands moments de gloire avec des artistes d’envergure tels Horta, Van de Velde, Bourgeois, Hoste et les autres. Art nouveau, art déco et modernisme ont tous trois l’ambition de créer des oeuvres d’art total. L’attention des architectes se porte autant sur le plan et l’élévation, que sur la décoration ou le mobilier. Leur ambition est de créer des édifices qui améliorent par leurs qualités le mode de vie des habitants ou des utilisateurs. Chaque époque use cependant d’un vocabulaire qui lui est propre : la nature pour l’art nouveau, une géométrisation des formes pour l’art déco ou le dépouillement pour le modernisme. Mais au-delà de la diversité des formes, c’est toujours une modernité que ces architectes veulent atteindre. C’est afin de mieux comprendre les continuités et les ruptures dont témoigne cette époque foisonnante que nous développons ce cycle de conférences.

Suite à la seconde guerre mondiale, l’avant-garde internationale se disloque et les points de référence disparaissent. La confiance des architectes en la possibilité d’améliorer la société par le biais de leur art s’avère utopiste. Une nouvelle architecture, de nouveaux objectifs sont à réinventer. Les solutions fusent alors en tous sens au point d’amener l’Anglais Jan Nairm à dire en 1967 « La Belgique, le joker du jeu de cartes européen, a réussi à créer une architecture d’un chaos tellement splendide et vigoureux que le visiteur doit suspendre tout jugement normal » ... Cette vision reste positive, mais souvent le visiteur de Bruxelles ou de Liège se perd dans une jungle architecturale qui modifie profondément notre environnement. Au cours des conférences, nous tenterons pourtant de trouver quelques pistes, nous suivrons les traces de grands noms de l’architecture contemporaine au travers de leurs réalisations les plus significatives afin d’acquérir des clés de lecture nous permettant de décoder et peut-être d’apprendre à mieux apprécier les bâtiments qui nous entourent au quotidien.

3 modules

  • Un XIXe s éclectique (4 séances)
  • Art nouveau, art déco et modernisme, la belle époque de l'architecture (5 séances)
  • L'architecture contemporaine : un débat polémique (4 séances)

13 séances

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Picasso, le feu du génie

Né en 1881 à Malaga dans le sud de l’Espagne, cet artiste de génie traverse près d’un siècle d’existence et marque profondément par son oeuvre abondante et variée le visage de l’art moderne. Plus de 15.000 peintures, des sculptures, dessins, céramiques, lithographies, gravures constituent son immense production. Les périodes bleue, rose, africaine, cubiste, néo-classique, l’époque de Guernica, ... et toutes les autres, constituent diverses facettes d’une oeuvre hors des conventions. Toujours, Picasso se distancie de la réalité apparente afin de créer des mondes nouveaux “ à l’image merveilleuse du monde qui gît profonde dans la chambre noire du Moi ” (Brossa). Il ne cherche pas à suivre la mode ou l’avant-garde moderniste, mais il remet en question les conventions artistiques de son époque et se situe hors du temps. Il est cependant profondément contemporain par la liberté de création qu’il réclame et par la place qu’il donne à l’expression du  Moi intérieur dans son oeuvre. Par ailleurs, la personnalité de Picasso est à la mesure de sa peinture : puissante, déconcertante, parfois grandiose ou cruelle, mais aussi tendre et passionnée. Il n’alla pas plus loin qu’un niveau d’étude élémentaire, mais créa plutôt sa culture dans les cafés de Barcelone et de Montmartre au contact d’autres artistes. Il fut acharné dans son travail, toujours à la recherche d’autres formes. Il dit de lui-même “ D’où me vient ce pouvoir de créer et de concevoir des formes ? Je ne sais. Je n’ai qu’une pensée : le travail. Je peins comme je respire. ”C’est donc la personnalité de ce génie, mais surtout sa production artistique et le contexte culturel ayant présidé à sa création que cette conférence ou ce cycle d’exposés, visera à vous faire (re)découvrir afin de mieux cerner un des plus grands artistes de notre époque.

6 séances

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Rodin face à ses maîtres, de Phidias à Michel-Ange

« Jeunes gens qui voulez être les officiants de la Beauté, peut-être vous plaira-t-il de trouver ici le résumé d’une longue expérience. Aimez dévotement les maîtres qui vous précédèrent. Inclinez-vous devant Phidias et devant Michel-Ange. Admirez la divine sérénité de l’un et la farouche angoisse de l’autre. L’admiration est un vin généreux pour les nobles esprits. Gardez-vous cependant d’imiter vos aînés. (…) Que la Nature soit votre unique déesse. »
Voici le message que Rodin, sculpteur génial de la fin du XIXe s, transmet aux générations futures. C’est effectivement en restant imprégné de la connaissance des Anciens, qu’il créé une oeuvre résolument novatrice et miroir de son époque. Confronter les chefs d’œuvre de l’Antiquité, de la Renaissance et du XIXe siècle devient dès lors un exercice particulièrement riche en plaisirs et en surprises. Cette démarche permet de mieux mettre en lumière les spécificités de chaque période, et de sentir comment le talent d’un artiste tel Rodin se construit au contact avec l’art, le monde et l’histoire. Etudier la production sculptée de l’artiste, le contexte dans lequel elle s’est développée, mais aussi les racines où elle a puisé son harmonie et sa force, tel est le propos de ce cycle de conférences.

6 séances

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La fonte du bronze d'art

Souvent on entend s’étonner devant une sculpture en bronze célèbre «Mais je l’ai déjà vue ailleurs, où est l’original ? ». On remarque également la signature d’une fonderie à côté de celle de l’artiste, la date de fonte qui peut être bien postérieure à la mort du créateur de l’oeuvre, les numérotations diverses, et arrive immanquablement la question de l’authenticité de la pièce. C’est afin de découvrir la technique traditionnelle de la fonte du bronze d’art que nous organisons ce cycle de conférences. Partant du modèle de l’artiste, nous étudierons la fabrication du modèle en plâtre, les diverses étapes des fontes au sable ou à la cire perdue, jusqu’à la finition des pièces. Le métier de fondeur traditionnel et ses exigences techniques sont malheureusement trop souvent méconnus du grand public. Or la plupart des gestes posés par ces maîtres le sont depuis l’Antiquité. C’est afin de vous permettre d’apprécier le travail de ces artisans d’art à sa plus juste valeur que nous vous proposons d’approfondir ce thème. Par ailleurs, au cours du cycle, nous découvrirons les grandes lignes de l’usage qui fut fait du bronze d’art par les hommes depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

4 séances

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Sculpture et pensée en Belgique au fil des siècles, du Moyen-âge à la fin de l'Ancien régime

Regarder une sculpture est à la portée de tout le monde, apprécier sa qualité demande un regard déjà plus averti, pouvoir la resituer dans le temps sans tricher par un coup d’œil sur l’étiquette exige un lot de connaissances appréciable, mais comprendre pourquoi les hommes ont ainsi représenté leurs congénères (stylisés, idéalisés, caricaturés, en habit d’époque ou du passé) demande une étude de leur histoire, de leur pensée, de leur spiritualité. Combiner l’ensemble de ces démarches permet sans doute de rencontrer au mieux l’homme de chaque époque au travers de ses œuvres d’art. Nous vous proposons de réaliser tout ce parcours face à des œuvres majeures, comme face à des productions secondaires de nos contrées. Or ces pièces sont légion et elles sont souvent très belles contrairement à ce que l’on a régulièrement tendance à croire. Dans le cadre de ce cycle de conférences, nous apprendrons donc à regarder, apprécier, analyser des sculptures, mais aussi à les resituer dans leur contexte du Moyen-âge à la fin du XVIIIe s.

8 séances

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Tristan et Iseut

Ces deux noms résonnent aux oreilles de chacun, mais connaissons-nous encore vraiment ce mythe qui nous raconte un amour plus fort que les rapports sociaux, que soi-même, que la mort ? Un mythe qui plonge ses racines dans l’époque médiévale de l’Europe occidentale et révèle une part de son âme profonde. Un mythe mille fois repris par de grands auteurs, mais aussi parfois édulcoré quand il se dissout dans des versions moralisatrices, commerciales ou élégamment romantique. Retrouver cette histoire qui illustre dans sa simplicité majestueuse l’intensité de l’amour passion, se laisser bercer par le récit, plonger dans l’analyse de la constitution du mythe et des versions qui en découlent, analyser sa symbolique et voir ses répercussions dans la production artistique, voici ce que nous vous proposons au cours de ce cycle unissant conte et conférence.

4 séances

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250 œuvres pour refaire l’histoire de l’art

Un challenge, … traverser l’histoire de l’art occidental de la préhistoire à nos jours en s’arrêtant sur un nombre d’œuvre très limité. L’exercice peut paraître périlleux, trop peu nuancé, mais il est parfois bien intéressant de prendre du recul et de jeter un regard général sur une production aussi foisonnante. De grandes tendances en ressortent, des mouvements de balancier dans les façons selon lesquelles l’homme représente ou présente son univers, des questions resurgissent époque après époque, et trouvent encore un écho au cœur de l’art contemporain.

Cette histoire de l’art veut être ouverte à tous, aux novices qui aimeraient juste mettre en place quelques points de repère pour mieux appréhender le monde de l’art, comme aux plus expérimentés qui désirent poser un regard neuf sur les connaissances dont ils disposent. Car c’est sans doute en pétrissant son savoir, en le malaxant encore et encore que l’on obtient la meilleure pâte, de celles qui permettent de déguster avec délice le monde de l’art qui nous entoure.

10 séances

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Donatienne Blanjean

L'univers roman, : architecture, spiritualité et symbolisme

Aux alentours de l'an mil, la Gaule se réveille d'une torpeur due aux invasions et aux troubles politiques. L'activité constructive des hommes se développe alors sur une telle échelle que le chroniqueur Raoul Glaber affirme voir le pays se couvrir "d'un blanc manteau d'église". Mais entre les différents édifices, il n'existe pas de constante de plan, d'élévation ou de forme, c'est pourquoi il est si difficile de les classifier. C'est l'esprit qui les unifie. En effet cette poussée architecturale correspond à un renouveau de la ferveur chrétienne. Tout y découle d'une spiritualité inspirant l'aritiste et d'un métier l'incitant à choisirune solution en fonction des lieux, des matériaux disponibles, des capacités techniques des artisans. Ainsi l'édifice religieux roman est un résumé du cosmos. En l'édifiant l'homme participe à l'organisation du monde menant à la Jérusalem Céleste. Il en fait le témoin de l'émergence d'un peuple, d'une foi par laquelle le mystère se joint au rationnel. L'individu prend sa place aux côtés de Dieu dans l'humilité. La confiance remplace progressivement la peur.

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La sculpture romane, un livre d'images

Avec l'art roman, et après un long temps de sommeil en Occident, la sculpture de pierre refait son apparition au sein des édifices. L'homme se montre d'abord discret parmi les ensembles sculptés, puis il prend de l'assurance et envahit bientôt les chapiteaux et les tympans. Mais il est déformé, transformé et placé dans un univers fantastique fait de nature débordante, de monstres et d'anges. Dans sa représentation du cosmos, l'artiste roman ne veut en effet pas reproduire l'apparence des objets, il ne sculpte pas que ce ce qu'il voit, mais ce qu'il sait ou ce dont il a le sentiment. Il est perméable au sens de l'univers, et parce qu'il est atentif, il en reçoit un enseignement, distinguant à travers lui, la voix de Dieu.

 

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L'univers roman, XIe et XIIe s français

Les origines du Christianisme sont orientales et méditerrannéennes. Mais dès le IIIe siècle, les invasions barbares viennent perturber profondément les systèmes établis. C'est à partir du XIe siècle que se constitue un ordre nouveau dans l'Europe occidentale. Rois et princes rétablissent une paix relative et parfois durable sous la tutelle de l'Eglise. le clergé se réforme, de nombreuses villes naissent les hhommes sillonent les routes en tant que commerçants, pèlerins, croisés; penseurs et artistes replongent dans la culture antique pour la confronter à un christianisme renouvelé, approfondi. L'art roman, né de ce substrat, tend à l'universel. Non pas un universel despotique qui rigidifie la représentation des choses, mais un universel qui joue avec la variété des modèles, le goût de l'expérimentation, la richesse des rencontres culturelles. Cet art est aussi encyclopédique, comme s'il cherchait à posséder le monde entier au travers de ses monstres grimaçants, de ses êtres continuellement métamorphosés, de ses Christ majestueux. Mais le roman est aussi esprit, symbole, et quoiqu'il soit ancré dans le monde, il vise bien au-delà de l'immédiateté du quotidien. On y trouve l'homme dans sa totalité, aux prises aves les misères et les grandeurs de son destin. C'est donc en combinant l'histoire, la spiritualité, l'art et la lecture de ses symboles que nous aborderons le foisonnement de l'âge roman.

(Cycle de 9 conférences)

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Les cathédrales gothiques, de fascinants géants

Le Moyen-Age est une période foisonnante d'idées et d'énergies. L'architecture gothique en est une des expressions des plus grandioses et des plus complètes. Toute une population urbaine en plein développement, toute une société axée sur une recherche de spiritualité religieuse (c'est l'époque des croisades, de l'expansion maximum du catholicisme) constituent le berceau de ces chefs-d'oeuvre que sont les cathédrales gothiques. De nouvelles techniques de construction, une conception de l'espace transformée, un langage formel renouvelé vont rassembler les architectes, maîtres d'oeuvre, artisans, donateurs dans des projets toujours plus audacieux, parfois même jusqu'à la catastrophe ...
Ce style est né dans nos contrées du Nord, particulièrement en Ile-de-France, Normandie, Champagne; mais il étendra son influence partout en Europe. Il s'agit donc d'un mouvement architectural de chez nous, à découvrir ou à redécouvrir dans toute sa richesse et sa complexité.

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La sculpture belge gothique, quand l'homme et Dieu se rencontrent

L'époque gothique propose une profusion d'oeuvres sculptées en bois ou en pierre dans nos régions. Les thèmes sont variés, mais ils invitent presque toujours à la dévotion. Vierge de tendresse, Christ de pitié, saints martyrisés nous offrent la vision d'un Dieu humanisé et poche d'un homme qui souffre au quotidien en ce rude Moyen-âge. Le goût d'un certain rendu du réel, l'observation des sentiments, l'attirance croissante pour la vie de tous les jours montrent que l'homme médiével développe progressivement une nouvelle conscience de son environnement et de sa place en ce monde. En ces points, les sculpteurs annoncent déjà la vision moderne, mais ils ne s'arrrêtent pas à cette dimension. Ils transcendent toujours le monde pour y lire les marques d'un Dieu auquel ils croient. L'équilibre entre huamin et divin atteint ainsi son apogée, offrant des sculptures d'une humanité profonde, mais aussi d'une résonnance teintée de vision céleste.

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Sur les chemins de St-Jacques de Compostelle

Depuis des siècles, une foule innombrable d'hommes, de femmes prennent leur besace, leur bourdon, abandonnant famille, amis, métier pour s'engager sur le chemin des étoiles. Par quoi sont-ils poussés : la Foi, la pénitence, la quête de soi, une obligation, ou une profession... ? Autant de motifs de se mettre en route. Aujourd'hui encore des hommes arrivent de tous les coins de l'Europe et d'ailleurs, à pieds, en vélo ou à cheval. Certains commencent pour le sport ou pour le tourisme, mais tous arrivent transformés. L'apôtre Jacques interpelle ceux qui cheminent vers lui. Au long du chemin, quantité d'objets, d'architectures, humbles ou grandioses, témoignent du sentiment des hommes de participer à ce flux qui coule vers le bout du monde. On n'y parvient qu'au terme d'un long effort qui, pas à pas, grignote l'espace séparant le pèlerin de son but. Le séminaire vous proposera de refaire ce chemin, de rencontrer les sens d'un tel voyage, d'en suivre l'histoire, de découvrir l'art qui le jalonne.

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Michel-Ange et Le Bernin, de la Renaissance au Baroque

Ces artistes, Michel-Ange et le Bernin, sont deux figures incontournables des Temps Modernes italiens. Architectes, sculpteurs, peintres, dessinateurs et même poètes, ils témoignent au travers de leurs vies et de leurs oeuvres d’une envergure qui nous permet de rencontrer l’histoire et la sensibilité gouvernant leurs époques respectives. De son côté, Michel-Ange arrive à l’apogée d’une Renaissance qui par ses recherches scientifiques, philosophiques et artistiques, par son sens de la religion, de la liberté et de l’humanisme ouvre sur notre époque contemporaine. Comme artiste génial, il parvient à concevoir toute une nouvelle pensée de l’espace, de son ordre symbolique, de la vision du monde grâce à ses compétences multiples et à la force mentale dont il dispose pour les utiliser, manifestant ainsi dans son oeuvre la quête d’une époque. Mais par sa recherche de dépassement,  par sa volonté d’atteindre le pathétique, le démesuré il exprime aussi l’angoisse de l’individu face au problème de sa destinée et ce faisant, il anticipe sur le devenir de l’art. Le Bernin est quant à lui un artiste particulièrement prolifique et exemplaire du baroque italien de la Contre-Réforme. Combinant architecture, peinture et sculpture, il met son génie au service de ses commanditaires religieux ou profanes et fait basculer la ville de Rome, mais aussi l’ensemble de l’Europe à sa suite, dans le grand théâtre du baroque. Tous les arts opèrent simultanément pour une même fin : l’investissement passionné du spectateur en tant qu’enjeu et moteur de l’oeuvre. Ce maître incontesté du XVIIe s parvient même à dire en présence de Louis XIV « Qu’on ne me parle de rien qui soit petit », ... tout le programme de sa création. La conférence permet de confronter pas à pas les oeuvres de ces deux génies afin de nous apprendre à mieux percevoir ce qui rassemble et différencie les fabuleux XVIe et XVIIe siècles italiens.

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La Belgique du gothique

La densité de l'époque gothique et l'étendue de son influence dans toute l'Europe suscitent de nos jours encore une fascination hors du commun. Née en France, elle marque l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, l'Espagne, ..., la Belgique. Chaque pays interprète et réalise cette époque de manière authentique. Mais cette authenticité, quelle est-elle sur notre territoire ? En quoi est-elle le reflet de notre propre civilisation ? Comment le territoire de la Belgique se situe-t'il en Europe à cette époque de fondement des nations ? Architecture, sculpture, peinture, tapisserie ... nous en parlent.

6 séances

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Picasso, le feu du génie

Né en 1881 à Malaga dans le sud de l’Espagne, cet artiste de génie traverse près d’un siècle d’existence et marque profondément par son oeuvre abondante et variée le visage de l’art moderne. Plus de 15.000 peintures, des sculptures, dessins, céramiques, lithographies, gravures constituent son immense production. Les périodes bleue, rose, africaine, cubiste, néo-classique, l’époque de Guernica, ... et toutes les autres, constituent diverses facettes d’une oeuvre hors des conventions. Toujours, Picasso se distancie de la réalité apparente afin de créer des mondes nouveaux “ à l’image merveilleuse du monde qui gît profonde dans la chambre noire du Moi ” (Brossa). Il ne cherche pas à suivre la mode ou l’avant-garde moderniste, mais il remet en question les conventions artistiques de son époque et se situe hors du temps. Il est cependant profondément contemporain par la liberté de création qu’il réclame et par la place qu’il donne à l’expression du  Moi intérieur dans son oeuvre. Par ailleurs, la personnalité de Picasso est à la mesure de sa peinture : puissante, déconcertante, parfois grandiose ou cruelle, mais aussi tendre et passionnée. Il n’alla pas plus loin qu’un niveau d’étude élémentaire, mais créa plutôt sa culture dans les cafés de Barcelone et de Montmartre au contact d’autres artistes. Il fut acharné dans son travail, toujours à la recherche d’autres formes. Il dit de lui-même “ D’où me vient ce pouvoir de créer et de concevoir des formes ? Je ne sais. Je n’ai qu’une pensée : le travail. Je peins comme je respire. ”C’est donc la personnalité de ce génie, mais surtout sa production artistique et le contexte culturel ayant présidé à sa création que cette conférence visera à vous faire (re)découvrir afin de mieux cerner un des plus grands artistes de notre époque.

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Le monde cistercien : un esprit, un art ?

A l'aube du XIe S, après le grand tournant de l'an 1000, l'Europe se réveille, sort de sa torpeur pour louer Dieu et redécouvrir le monde. Ce renouveau se ressent dans les monastères détenteurs du savoir, objets de la faveur des princes et chevaliers, lieux idéals pour les actions de grâce. L'or, l'argent, le prestige, rien n'est trop beau pour acclamer Dieu. A Cluny, les moines chantent toute la journée Sa gloire, aussi mangent-ils bien, se soignent-ils avec précautions afin de mieux Le servir. L'organisation féodale, où seulement certains travaillent se répercute dans les monastères. Mais pourtant l'insatisfaction gronde dans les villes où les différences entre les riches et les pauvres portent plus à conséquences. Pour certains, le système féodal ne répond plus à leurs attentes, le relâchement des moeurs des religieux frappe, le manque de générosité choque, une nouvelle spiritualité plus humaine, plus charitable naît au XIIe S. C'est dans ce cadre qu'apparaît le monde cistercien. Il tente une réforme du monachisme occidental. Son idéal se partage entre le respect de la condition humaine dans sa dimension quotidienne et la recherche des voies de la perfection morale et du salut éternel. Cet idéal s'exprime dans une organisation sociale et économique performante, mais aussi dans un art ayant le souci de la mesure, de l'équilibre. Un art dont la fonction est de "faire surgir l'esprit aveugle vers la lumière". Ce mouvement de réforme s'est étendu comme une traînée de poudre en Europe, témoignant de l'impact de son message. L'esprit et l'art surtout ont évolués au travers des époques traversées. Quelle en est l'histoire au cours de ces 8 siècles d'existence, voilà ce que je vous propose de découvrir ensemble.

8 séances

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Les cathédrales gothique, de fascinants géants

Le Moyen-Age est une période foisonnante d'idées et d'énergies. L'architecture gothique en est une des expressions des plus grandioses et des plus complètes. Toute une population urbaine en plein développement, toute une société axée sur une recherche de spiritualité religieuse (c'est l'époque des croisades, de l'expansion maximum du catholicisme) constituent le berceau de ces chefs-d'oeuvre que sont les cathédrales gothiques. De nouvelles techniques de construction, une conception de l'espace transformée, un langage formel renouvelé vont rassembler les architectes, maîtres d'oeuvre, artisans, donateurs dans des projets toujours plus audacieux, parfois même jusqu'à la catastrophe ...
Ce style est né dans nos contrées du Nord, particulièrement en Ile-de-France, Normandie, Champagne; mais il étendra son influence partout en Europe. Il s'agit donc d'un mouvement architectural de chez nous, à découvrir ou à redécouvrir dans toute sa richesse et sa complexité.

5 séances

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Les fastes du Baroque, de l'architecture d'église à celle de palais

Le Baroque est souvent décrié à cause de son côté pompeux, lyrique, outrancier ... et pourtant, il constitue un moment essentiel de la production artistique de notre continent. Il touche tous les arts comme une manifestation sensible du mouvement, du rythme, de la puissance; mais son esprit opère également sur la science, la politique et la religion. Le style baroque éclôt d'abord à Rome au début du XVIIe s et reflète une atmosphère enthousiaste après l'austère période de la Contre-Réforme. Les édifices baroques sont complexes, de taille impressionnante. Ils présentent des effets théâtraux, mais ils sont également pétris de subtilité, d'inventivité, témoignant par là du génie des architectes de l'époque. Le XVIIe s est aussi celui de la montée en puissance des Etats nationaux en Europe. Le Baroque, mais aussi son pendant, le Classique, conviennent parfaitement pour l'aménagement des capitales, des palais, des monuments civils ayant pour but de glorifier le nouveau pouvoir fort face au peuple et aux visiteurs étrangers. Ce monde foisonnant de créativité est à la base du nôtre. Sa furie de construction marque encore la plupart de nos villes contemporaines. Apprendre à le lire, à le regarder, à le sentir, nous permettra certainement de l'apprécier à sa plus juste valeur.

9 séances

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Belgique baroque et classique

Après la période des guerres de religion, nos contrées s'apaisent sous la conduite intelligente et pacificatrice des archiducs Albert et Isabelle. Une nouvelle efflorescence des arts peut ainsi voir le jour. Mais le Baroque qui vient de naître en Italie, ne se répand alors dans notre pays qu'en étroite adéquation avec des traditions gothiques profondément ancrées. Ainsi, les manipulations dramatiques des espaces baroques italiens ne trouvent-elles qu'un écho atténué chez nous. Le style est souvent plus décoratif et moins audacieux que dans l'architecture de nos voisins méridionaux. Cependant, les voyages d'artistes et la publication de leurs écrits montrent une circulation de l'information et une diffusion des modèles italiens. Des architectes comme Cobergher, Francart, Huyssens ou Hésius donnent naissance à de remarquables réalisations d'architecture religieuse. Le monde civil n'est cependant pas en reste, car les programmes urbanistiques, les maisons urbaines, les châteaux et palais reproduisent à l'échelle de notre petit terrritoire, les grandioses modèles français, allemands ou italiens. Et, ils le font avec une touche d'originalité qui constitue la marque de fabrique de notre sensibilité. C'est afin de mieux découvrir l'architecture et sa décoration peinte ou sculptée que nous plongerons dans le riche patrimoine baroque, classique et rococo de notre pays.

9 séances

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Des façades, des styles et des hommes

Combien d'entre nous marchent encore vraiment le nez en l'air dans les rues fréquemment arpentées de notre capitale, de Gand, de Bruges, ou d'ailleurs afin d'admirer autre chose que les monuments célèbres et fastueux. Et pourtant, les façades de nos demeures bourgeoises réservent souvent de superbes parties de plaisir. Les styles s'y mélangent, un conservatisme marqué peut côtoyer des touches d'avant-gardisme osé. La condition sociale du possédant s'étale aux yeux de tous, voulant évoquer le respect, l'admiration, l'humilité, ou l'histoire. Toute la sensibilité d'un peuple s'y inscrit.
Je vous propose de reprendre plaisir à flâner dans nos rues, ayant les arguments pour lire cet imbroglio d'informations. Nous partirons donc à la découverte de la façon de construire les cités, les maisons, avec comme point central les façades depuis l'architecture en bois du Moyen-Age jusqu'à la révolution moderne de l'Art Nouveau. Nous retrouverons aussi bien le faste de notre Grand-Place nationale que de petites impasses moins chatoyantes et plus méconnues. Cela nous donnera également l'occasion de réaliser quelques excursions au centre de ces lieux que nous pensons si bien connaître.

5 séances

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Le Corbusier : architecte et visionnaire

Poète à la chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp (Franche-Comté), urbaniste dans la conception de la ville de Chandigarh en Inde (capitale du Pendjab), concepteur d’habitations sociales avec la Cité radieuse de Marseille, architecte de villas, membre des CIAM (Congrès internationaux d’architecture moderne), théoricien, inventeur du Modulor (silhouette humaine standardisée sur base du nombre d’or), peintre, …. , les facettes de Charles-Edouard Jeanneret, dit « Le Corbusier » sont multiples. Il constitue une figure majeure de l’architecture moderne du XXe s. Etudier son œuvre permet de mettre en évidence certains grands défis de l’urbanisme et de l’architecture contemporaine, … tout en gardant une part de rêve et d’émotion.

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Musique et art plastiques, à la rencontre de la modernité

L’art moderne de la première moitié du XXe s, qu’il soit sonore ou visuel, bouscule, provoque, dérange et pose question. Il est souvent bien difficile pour les non-initiés de trouver les clés de lecture de ce monde où les repères de la tradition classique sont remis en cause. Pourtant cette période particulièrement riche de la production artistique constitue un tournant fondamental pour celui qui veut mieux comprendre les rouages de l’art moderne.
Poser un regard croisé sur ces deux domaines de l’art, faire se rencontrer la production d’artistes aussi fondateurs que Kandinsky et Schönberg, partir à la découverte de l’univers musical du peintre Paul Klee, observer la recherche parallèle de « primitivisme » de Stravinsky et Picasso, … toutes ces démarches permettent de mieux appréhender un univers particulièrement riche. Et ces parallèles ne sont pas anodins, car musiciens et artistes plasticiens partagent alors leurs idées, collaborent, mènent des recherches communes. Des échanges épistolaires, des collaborations autour de ballets, spectacles, et autres manifestations en sont les témoins.
Le cycle de conférences s’adresse tant aux curieux ne possédant pas de notions particulières en matière musicale ou artistique, qu’aux initiés désirant approfondir leurs connaissances par de nouvelles perspectives. Le travail en duo d’une historienne de l’art et d’un musicologue permet de dynamiser la rencontre, et d’assurer l’ouverture d’horizons renouvelés.

Cycle en duo avec Gilles Remy, musicien et musicologue.

4 séances ou deux conférences uniques sur les thèmes de Kandinsky et Schönberg ou Klee et la musique

Le monde cistercien, un esprit, un art ?

A l'aube du XIe S, après le grand tournant de l'an 1000, l'Europe se réveille, sort de sa torpeur pour louer Dieu et redécouvrir le monde. Ce renouveau se ressent dans les monastères détenteurs du savoir, objets de la faveur des princes et chevaliers, lieux idéals pour les actions de grâce. L'or, l'argent, le prestige, rien n'est trop beau pour acclamer Dieu. A Cluny, les moines chantent toute la journée Sa gloire, aussi mangent-ils bien, se soignent-ils avec précautions afin de mieux Le servir. L'organisation féodale, où seulement certains travaillent se répercute dans les monastères. Mais pourtant l'insatisfaction gronde dans les villes où les différences entre les riches et les pauvres portent plus à conséquences. Pour certains, le système féodal ne répond plus à leurs attentes, le relâchement des moeurs des religieux frappe, le manque de générosité choque, une nouvelle spiritualité plus humaine, plus charitable naît au XIIe S. C'est dans ce cadre qu'apparaît le monde cistercien. Il tente une réforme du monachisme occidental. Son idéal se partage entre le respect de la condition humaine dans sa dimension quotidienne et la recherche des voies de la perfection morale et du salut éternel. Un équilibre doit être trouvé entre la réalité concrète et un rêve idéal. St Bernard, tel un chevalier médiéval, part héroïquement à la conquête du salut, lançant les assauts de sa parole contre le mal. Il emmènera avec lui des centaines d'hommes ayant les mêmes aspirations mystiques. Cet idéal s'exprime dans une organisation sociale et économique performante, mais aussi dans un art ayant le souci de la mesure, de l'équilibre à l'image de l'ordre cosmique de Dieu, dans un art qui doit permettre à l'homme de parvenir à des vérités cachées et qui fait constamment référence au Texte Saint. Un art dont la fonction est de "faire surgir l'esprit aveugle vers la lumière". Ce mouvement de réforme s'est étendu comme une traînée de poudre en Europe, témoignant de l'impact de son message. Aujourd'hui encore il nous concerne, quelques 7.000 moines et moniales le vivent au quotidien. Cependant l'esprit et l'art surtout ont évolués au travers des époques traversées. Quelle en est l'histoire au cours de ces 8 siècles d'existence, voilà ce que je vous propose de découvrir ensemble.

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Conférences
 
Architecture
 
-L'univers roman, architecture, spiritualité et symbolisme
-Belgique romane
Belgique romane

Après le IXe s, la féodalité se met en place, elle sert de cadre au déploiement du roman. L'architecture romane profite des acquis des générations antérieures (e.a. mérovingiennes et carolingiennes). Les monments sont variés, mais les liens d'Eglise, les routes commerciales et de pèlerinage, la circulation des artisans favorisent la diffusion des idées et des formes. C'est au travers des grands monuments civils et religieux et de leur décoration sculptée que nous découvrirons cette longue et riche période qui va des invasions à la naissance du gothique. Mais au-delà des témoins principaux dont le nombre est restreint et dont l'aspect a souvent été fortement transformé par les aménagements et les restaurations, nous nous attacherons également à tracer le dessin d'un cadre de vie quotidien, et à découvrir des constructions plus discrète au gré des sources iconographiques disponibles.

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Tristan et Iseut, regards multiples

Ces deux noms résonnent aux oreilles de chacun, mais connaissons-nous encore vraiment ce mythe qui nous raconte un amour plus fort que les rapports sociaux, que soi-même, que la mort ? Un mythe qui plonge ses racines dans l’époque médiévale de l’Europe occidentale et révèle une part de son âme profonde. Un mythe mille fois repris par de grands auteurs, mais aussi parfois édulcoré quand il se dissout dans des versions moralisatrices, commerciales ou élégamment romantique. Retrouver cette histoire qui illustre dans sa simplicité majestueuse l’intensité de l’amour-passion, plonger dans l’analyse de sa constitution et des versions qui en découlent, analyser sa symbolique et découvrir ce qu’elle nous enseigne encore aujourd’hui, voici ce que nous vous proposons de réaliser au cours de cette conférence.

 

 

Perspectives en perspective

Perspective diminutive, point de fuite, schiacciato, perspective hiérarchique ou symbolique, perspective atmosphérique, anamorphose … que de termes désignant les diverses façons selon lesquelles depuis l’Antiquité l’homme cherche à représenter, sur une surface relativement plane, l’espace à trois dimensions dans lequel il se meut. Chaque procédé est porteur de sens, révélateur d’une vision du monde, d’une pensée. Dans cette conférence, nous vous invitons à traverser les différentes époques de l’Antiquité à l’aube de l’époque moderne, pour observer à travers l’art la façon dont l’homme perçoit le monde et le représente.

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-Le monde cistercien : un esprit, un art ?
-Les cathédrales gothiques, de fascinants géants
-Bruxelles gothique
-Albert et Isabelle, le Baroque des Pays-Bas méridionaux
-L'Europe des Palais aux XVIIe et XVIIIe s
-Des façades, des styles et des hommes
-La Belgique des châteaux, de la forteresse à la demeure de plaisance
 
Thème : Belgique, modernité et architecture :
-Un XIXe s éclectique
-Art nouveau, la belle époque de l'architecture
-Art déco et modernisme. Fastes et rigueur de l'architecture belge de l'entre-deux-guerres
 

Sculpture

 
-La sulpture romane, un livre d'images
-La sculpture belge gothique, quand l'homme et Dieu se rencontrent
-La Renaissance du petit bronze, de Florence à Rome
 

Divers

 
-Artistes fous, folies d'artistes
Artistes fous, folies d'artistes : de l'expressionnisme au surréalisme

Vincent Van Gogh, Camille Claudel, Nietzsche, Artaud… nombreux sont les penseurs et artistes de l’époque moderne à être passés par l’univers de l’asile d’aliénés. Faut-il donc être fou pour faire œuvre d’art moderne ? Depuis les expressionnistes, le rejet des règles de l’académisme est mis au service de l’expression des tourments intérieurs des artistes. Au XXe s, le surréalisme va plus loin et, fort des théories de Freud, André Breton revendique dans son manifeste le dépassement des limites de la raison pour libérer la création artistique. Et si la pathologie n’est pas présente, l’usage des drogues ou de l’alcool favorise la perte des repères. En effet, peut-on trouver mieux que le regard du fou pour bouleverser les règles du monde … ?

: de l'expressionnisme au surréalisme
-Le XXe siècle et l'art de l'exposition
-Musique et arts plastiques, à la rencontre de la modernité (en duo avec Gilles Remy, musicien et musicologue)
-Perspectives en perspective
-Sur les chemins de St-Jacques de Compostelle
-Le chemin de St-Jacques, une quête du sacré
-Tristan et Iseut, regards multiples
 

Artistes

 
-Michel-Ange et le Bernin, de la Renaissance au Baroque
-Michel-Ange, puissant et sensible
-Le Bernin, maître du Baroque
-Rodin, l'artiste face à son époque
-Rodin face à ses maîtres, de Phidias à Michel-Ange
-Horta et la bourgeoisie progressiste
-Picasso, le feu du génie
-Le Corbusier : architecte et visionnaire
Cycles de conférences
 
250 oeuvres pour refaire l'histoire de l'art moderne et contemporain (8 séances)
 
Musique et Arts plastiques, à la rencontre de la modernité (4 séances
Culture pop ou contre-culture : Andy Warhol et le Velvet Underground
Andy Warhol est un artiste qui, par son œuvre pop, va établir des ponts entre la haute culture savante des musées, celle populaire du supermarché et la contre-culture contestataire prenant sens à partir des tendances d’après-guerre en s’érigeant contre l’art bourgeois. Son intérêt pour le groupe de musique du Velvet Underground entre dans cette démarche. Il les repère en 1966 et les invite à répéter dans son atelier de New-York : La Factory. Il utilise son influence pour convaincre les maisons de disques de les enregistrer sans polir les aspérités de leur musique. Par ailleurs, il distille son univers parmi eux en dessinant la pochette de leur premier album, mais aussi en créant avec eux des shows visuels et lumineux pour accompagner leurs concerts. Cette rencontre est donc celle de deux univers qui semblent s’opposer pour un observateur distrait : l’un apparemment clair, froid, de surface pour faciliter une consommation rapide, l’autre qui flirte avec les côtés sombres de la société américaine des années’60. Durant cette conférence à deux voix, nous tâcherons de définir chacun de ces deux mondes, mais aussi de découvrir les liens étroits qu’ils ont tissés.
en duo avec Gilles Remy, musicologue)
250 oeuvres pour refaire l'histoire de l'art (10 séances)
L'univers roman, XIe et XIIe s français (9 séances)
Belgique romane (7 séances)
Le monde cistercien : un esprit, un art ? (8 séances)
Les cathédrales gothique, de fascinants géants (5 séances)
La Belgique du gothique (6 séances)
Michel-Ange et le Bernin, de la Renaissance au Baroque (10 séances)
Les fastes du Baroque, de l'architecture d'église à celle de palais (9 séances)
La Belgique des châteaux (9 séances)
Belgique et modernité : l'architecture des XIXe et XXe s (13 séances)
Des façades, des styles et des hommes (5 séances)
Picasso, le feu du génie (6 séances)
Rodin face à ses maîtres, de Phidias à Michel-Ange (6 séances)
Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle (7 séances)
La fonte du bronze d'art (4 séances)
Sculpture et pensée en Belgique au fil des siècles, du Moyen-âge à la fin de l'Ancien régime (8 séances)
Tristan et Iseut (4 séances)
 
 
 
Le Corbusier : architecte et visionnaire

Poète à la chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp (Franche-Comté), urbaniste dans la conception de la ville de Chandigarh en Inde (capitale du Pendjab), concepteur d’habitations sociales avec la Cité radieuse de Marseille, architecte de villas, membre des CIAM (Congrès internationaux d’architecture moderne), théoricien, inventeur du Modulor (silhouette humaine standardisée sur base du nombre d’or), peintre, …. , les facettes de Charles-Edouard Jeanneret, dit « Le Corbusier » sont multiples. Il constitue une figure majeure de l’architecture moderne du XXe s. Etudier son œuvre permet de mettre en évidence certains grands défis de l’urbanisme et de l’architecture contemporaine, … tout en gardant une part de rêve et d’émotion.